La Tendresse, par Isis

La Tendresse, par Isis
Je vous propose d'aborder un thème, celui des sentiments, bons ou mauvais.

A vous de nous proposer à la suite de cet article sur la Tendresse, vos textes concernant les divers sentiments qui nous peuplent : haine, colère, amour, jalousie, révolte, et j'en oublie !

Racontez nous un fait qui vous est arrivé, et face auquel vous avez ressenti des états particuliers.

Je compte vraiment sur vous pour que vous nous soumettiez vos textes, citations, réflexions personnelles, afin que nous sortions de la mise en sommeil de notre blog, due aux mois de juillet et août !

Isis


LA TENDRESSE




Je crois que la tendresse est un mouvement qui nous

entraîne à suivre un chemin bordé de sensations et de

sentiments où se trouvent mêlés bienveillance,

acceptation, abandon mais aussi confiance, stimulation,

étonnement, découverte.

Pour suivre ce chemin, peut-être faut-il accepter de

dépasser ses peurs, de sortir de ses préjugés, d'affronter

l'inconnu d'une rencontre.

Peut-être faudra-t'il plus simplement, plus difficilement

aussi, accepter d'entrer dans le cycle de la vie. La

tendresse est une naissance à soi-même qui nous fait

pénétrer dans le ventre émerveillé de l'existence.

# Posté le dimanche 16 septembre 2007 06:58

Modifié le dimanche 16 septembre 2007 07:32

Les bonnes résolutions de la rentrée ! par Isis

Les bonnes résolutions de la rentrée !  par Isis
Beaucoup sont déjà rentrés (ées) de leurs vacances et pour d'autres, c'est lundi prochain (comme moi, ouinnnnn !!)

Qui dit "rentrée" dit souvent aussi, "bonnes résolutions de prises" !

Alors, juste histoire de nous motiver les uns les autres, quelles sont vos résolutions pour la rentrée ????

Voici les miennes :

1/ Je continue à valider mes bulletins de Loto et Euromillions toutes les semaines car je veux continuer de croire à ma chance

2/ Je me motive pour continuer de freiner la clope et pourquoi pas, arriver à arrêter (mais j'attends toujours la motivation pour y parvenir !)

3/ Je continue à prendre soin de moi pour rester jeune, belle, désirable (vive les teintures de cheveux et la pince à épiler !)

4/ Je m'efforce de garder bon moral car il y a plus malheureux que moi ! (se rapporter au paragraphe 1/ si je veux que mon moral s'améliore encore davantage)

5/ Je dirais peut être moins de gros mots et jurons quand je suis en colère ou révoltée (c'est pas gagné !)

6/ Je ne renonçerai pas encore cette année à mes grasses matinées et siestes !

7/ Je m'efforçerai de ne plus repousser mes séances de repassage

8/ Pareil pour les séances de ménage !

9/ Idem pour les vitres .....

10/ Je ne traiterai plus les trainards sur l'autoroute de .... culés va !


Voilà, ce sont les dix commandements que je vais m'efforcer de suivre, je vous tiens au courant lol

Isis

# Posté le samedi 01 septembre 2007 06:21

Modifié le samedi 01 septembre 2007 08:07

Casse toi, ça pue ! de Philippe (alias Sam Ortho)

Casse toi, ça pue !    de Philippe (alias Sam Ortho)
Ca y est !! l'heure de la reprise est là donc voici un nouvel article ou plutot, la suite de l'article précédent, concocté par notre ami Philippe, sur le thème des SDF

Merci Philippe !! toujours autant un régal que de te lire :)

Isis





"Casse toi! Ça pue.

L'info ne vous aura sans doute pas échappé, vu le bruit qu'elle fait dans la presse!

Argenteuil, charmante ville de la banlieue défavorisée de Paris, dans le 9.2, a décidé, après de multiples plans foireux pour éloigner les SDF du centre ville, depuis des années, d'utiliser le "Malodore" pour les empêcher de squatter les encoignures de porte pour roupiller peinards.

Pour ma part, j'en suis absolument ravi. En effet, en cherchant quelques infos supplémentaires sur le produit (j'envisage de l'utiliser au cabinet pour éloigner les CMU!), que je n'ai pas pu trouver, puisque le site de la société semble demander de montrer patte blanche aux petits curieux, je me suis rendu compte que mon texte (Sujet hors sujet) avait acquis une actualité supplémentaire. Que ce soit sur les blogs, ou sur les forums, ou dans la presse, le tollé, pas aussi général qu'il pourrait y paraître, que provoque cette info leur fait assimiler les SDF à des rats. Tout à ma mesure légendaire, je m'étais arrêté aux chiens. Dedieu! Je vieillis!

Mais il est vrai que de mon temps, pour empêcher les chiens de pisser sur les piliers de portails, on se contentait de mettre du soufre. Même si, finalement, le soufre avait aussi pour usage d'éloigner les colporteurs ou mendiants, d'où le célèbre pluriel: un Arabe au portail, des melons au Porto.

Décidément, l'industrie chimique, même aveyronaise, me dépasse!!!

Je crois que je ne pourrai plus jamais considérer cette merveilleuse spécialité de l'Aveyron qu'est le pâté de grives au genièvre, tout à fait de la même façon... Des fois qu'ils y aient rajouté quelques gouttes de N°5 de Chanel pour éloigner les rustres de mon genre, amateurs des terroirs sans passer par la case Fauchon..."

# Posté le samedi 25 août 2007 13:38

Un écrit de Philippe de Guadeloupe (alias Sam Ortho)

Un écrit de Philippe de Guadeloupe (alias Sam Ortho)
Philippe nous livre un de ses écrits

Tu m'as écrit "fais en ce que tu voudras" et aussi que cet écrit était "nul à chier".......

Je te remets les pendules à l'heure Grand Frère, ce texte, je le trouve magnifique alors j'en fais ce que je veux hein ??? et bien voilà, j'en fais don à celles et ceux qui viendront te lire ici, et qui le trouveront certainement émouvant comme je l'ai trouvé

Je t'embrasse tendrement et fraternellement frangin,

Isis

Je rase les murs. Je me faufile entre les lampadaires. Je me fonds dans la grisaille. Un caméléon urbain. Un avatar virtuel. Une tache de survie.

Quand les humains me croisent de leur regard, je n'y lis que le mépris, le dégoût ou la peur.

J'appartiens au peuple des trottoirs et des portes cochères, dont je ne connais, pour seul luxe, que l'ombre qui dissimule.

Je ne sais pas très bien pourquoi je suis parti de là bas pour arriver ici. J'ai avancé, jour après jour. Une patte après l'autre. Voilà tout. Mon voyage ? Comme tous les voyages. Un jour ça va, le lendemain est un océan de peurs, de doutes.

Mais, même lorsqu'on vient juste de décider de partir, même si on n'a fait que le premier de tous les pas à venir, derrière est plus loin que devant.

Alors, j'ai marché, marché et encore marché. Me nourrissant de menues rapines. Volant aux arbustes leurs fruits, et aux poulaillers leur viande. Poursuivi, souvent. Mais jamais attrapé.

Maintenant, je vis dans une forêt dont les arbres géants sont de pierre. Jamais les immeubles ne sont en fleurs. Il n'y a jamais de fruits. Jamais de couleurs d'automne. C'est l'hiver toute l'année.

Les fruits qui nourrissent sont dans des grosses boîtes en fer ou en plastique, le long des trottoirs, de la nuit tombante au tout petit matin, lorsque les monstres d'acier, bruyants et puants, viennent tout avaler.

Je rase les murs. Le jour.

La nuit, c'est différent. Les humains, qui entrent ou sortent des soleils kaléidoscopiques des lieux où ils s'amusent, mangent, boivent, dansent, et fabriquent leurs plans baise, dans les beaux quartiers, n'ont plus la vision assez claire pour me voir.

J'en profite alors pour faire les poubelles. La bouffe est fraîche, là. Pas de pourriture. Juste le bon goût des aliments. Parfois, même, c'est encore chaud. Je dois juste faire attention à ne pas renverser le container. Sinon, les vigiles arrivent comme des fous, et je dois détaler ventre à terre. Enfin, c'est une façon de parler... C'est pas demain la veille que mon bide va traîner par terre !

Mais hier, j'ai fait une grosse connerie. J'errais du côté la Butte. Le quartier de la goutte d'or. J'aime bien Montmartre. Les humains semblent moins tueurs que dans les autres quartiers. Je pouvais me montrer, discrètement. Marcher au milieu des gens. Me faufiler entre leurs pantalons au pli bien rectiligne, ou leurs bermudas informes.

Mais, j'ai vu, sur un étal de boucher, un rôti de rêve. Comme je n'en avais jamais vu, et encore moins mangé, de toute ma vie. D'un beau rouge vif, bardé avec art, quelques feuilles de persil vert...

En un tournemain, je m'en saisis et détale à toute vitesse, slalomant entre les jambes des passants, poursuivi par les hurlements du boucher et de la foule hargneuse. Des mains me frôlent en essayant de me saisir. Des jambes se tendent pour me jeter à terre. Je cours à perdre haleine, me jetant de droite et de gauche dans les ruelles pour échapper aux poursuivants, qui heureusement perdent vite pied.

Un recoin tranquille. Une petite niche. Un trou d'ombre. Je n'y tiens plus. Je ne suis plus que dents et estomac vide. Sauvagement, j'arrache d'énormes bouchées de cette vie morte qui redonne vie à ma presque mort.

Tous mes sens en éveil, douloureusement tendus, guettent le moindre signe d'alerte. Mais tout est calme. Seuls les claquements de mes mandibules troublent le bruyant silence feutré de ce coin de ville...

Mon estomac s'alourdit. Mais ma frénésie est intacte. Ce n'est qu'une fois. Et c'est la première. Y en aura-t-il une autre ? Je lutte contre la torpeur et les nausées. Ma pensée se dilue entre enfer et paradis.

Sans m'en rendre compte, je bascule dans un monde incertain. Mon corps, lentement, s'affaisse, luttant contre des nausées spasmodiques. Le noir tombe sur moi.

Une heure, un jour, une éternité plus tard, suintant d'un irréel hors du temps et de l'espace, des bruits sourds, presque apaisants, et en même temps incroyablement agressifs et vrillants, m'arrachent à cette matrice étrange, faite de paix et de douleur, de sécurité et de mort imminente.

Chocs de métal sur du métal. Grondements de moteurs qui font vibrer tout mon corps, et le sol qui le soutient. Cris affolés. Sirènes hurlantes. Eclats de lumières rouges et bleues. Mains et voix douces d'un foyer oublié, hurlements et brutalité d'une réalité qui s'oppose à un vivable.

Je me sens arraché, disputé comme une charogne, entre berceau et hyènes. Trituré, écartelé...

Ce sont sans doute les charognards qui ont vaincu les mains tendres.

Mon corps heurte lourdement un sol froid et dur. Ce sol se dérobe, m'envoyant valdinguer violemment contre des parois aussi froides, hérissées d'aspérités, de fûts qui n'ont rien des souples roseaux de la terre de quand je connaissais une rudesse empreinte de douceur.

Un nouveau trou noir.

Réveil pénible. Mais un réveil, celui-ci. Avec des objets et des sons identifiables autour de moi.

Les objets. Le morceau de sac de je ne sais trop quoi sur lequel je suis couché. Je ne sais pas si on peut à proprement parler (mouarf, je me marre là, donc je ne dois pas être encore totalement mort !) d'objets à propos des divers exsudats avec lesquels je partage ce morceau de rebus grossièrement tissé. Il y a aussi les barreaux de ferraille et le grillage qui délimitent mon espace vital. Et puis, aussi, les chaînes qui m'empêchent d'explorer mon nouveau territoire....

Les sons. Les cris, ou hurlements déments, affolés, ou les gémissements dérisoires, qui passent de cage en cage, sorte de « hola » célébrant le désespoir et le dérisoire de la vie. Les coups de matraque sur les cages, les rugissements des gardiens pour essayer de faire taire les voix de l'enfer. L'enfer dont ils sont les kapos. L'enfer qu'ils vont oublier dès les portes franchies, devant la soupe à Bobonne, et la bouillie de la propagande aseptisée de la fenêtre sur un virtuel qu'ils ne vivront jamais, mais qui hantera la nuit de chacune des parcelles de leur corps jusqu'à la dernière seconde de leur dernier souffle.

C'est mon jour. Le fracas des grincements insupportables de la porte qui s'ouvre. Les entraves qui me permettent à peine d'avancer une patte après l'autre. Les coups sur tout le corps pour que j'avance plus vite vers cet aveuglement qui a été un jour la lumière.

De nouveau, le voyage brutal dans cette cage mouvante.

La muselière pour que ne puisse pas crier ma détresse aux autres animaux embarqués avec moi.

Pourtant, je sais, je sens, que chaque pore de ma peau hurle de peur, de honte, de souffrance, de désir de mort. Pourtant, je sens, je sais, qu'ils doivent le sentir, et qu'ils doivent entendre mes hurlements silencieux... Mais sans qu'ils aient envie de savoir que j'existe.

On arrive. Le jour est différent. La lumière ne me fait plus mal, comme si elle était une amie. Un regard se pose sur moi, sans haine. On me délie. On m'enlève ma muselière, mais je n'ai plus envie de hurler, ni de m'enfuir.

On m'étreint, avec douceur. Les larmes qui ruissellent sur mes joues ne sont pas que les miennes.

Il vaut mieux être un homme parmi des hommes qui ne le sont qu'à moitié, qu'un chien parmi des hommes qui ont décidé d'être les seuls à avoir le droit de l'être totalement.

Peut-être que le c½ur est le dernier organe à vouloir vivre sainement chez les pestiférés.

Phil."


# Posté le dimanche 22 juillet 2007 04:36

Bonnes Vacances à toutes et à tous !

Bonnes Vacances à toutes et à tous !
Titou et moi vous souhaitons de bonnes vacances !!

Notre blog va être surement moins visité durant les mois de juillet et août et nous espérons une reprise pour le mois de septembre !

Néanmoins, nous validerons toujours vos commentaires bien entendu !

Profitez bien, revenez nous frais et reposés et avec plein d'idées à nous soumettre !

Gros bisoussssssssssssssssssss

# Posté le mardi 10 juillet 2007 14:08