J'en conclus que le monde ne change pas... enfin bref...
L'histoire:
En cette nuit de Noël 1945 dans la petite ville de Bedford Falls, tout le monde prie pour Georges Bailey, éminent habitant de la ville. Dès sa plus tendre enfance, il a toujours été d'une grande aide envers ses concitoyens à travers la société de prêts et construction hérité de son père, laissant ainsi de coté ses rêves d'évasion. Potter, l'homme le plus riche de la ville, a toujours trouvé en la famille Bailey ses principaux rivaux qui ne cessent de semer des embûches sur le chemin qui le mène à son emprise totale sur la ville.
En restant inlassablement à Bedford Falls où il rencontra Mary Hatch la mère de ses enfants, Georges Bailey laissa partir les autres à sa place et notamment Harry Bailey, son frère cadet, auréolé en cette veille de Noël de son courage héroïque durant la guerre. C'est par mégarde que l'oncle Billy, égarera ce même jour les 8 000 dollars qu'il devait remettre à la banque au compte de la société, et que Potter ne manquera pas de substituer.
Esseulé et désespéré, Georges doit aujourd'hui faire face à une situation financière désastreuse et songe sérieusement à mettre fin à ses jours. Clarence, un ange de seconde classe qui attend l'obtention de ses ailes, descend sur Terre pour lui venir en aide...L'arrivée de l'ange Clarence, envoyé du ciel, permettra à Georges Bailey d'assister aux effets de son inexistence et voir ainsi les ravages qu'elle aura occasionnés chez les autres. Il prendra petit à petit conscience du caractère fondamentalement bon et utile de ses actes.
Au fil de ce récit, il retrouvera un désir ardent d'exister, pour lui et les autres comme s'il n'avait pas sauvé son frère, il serait au cimetière au lieu d'être un héros, comme son patron s'il avait pas vu son erreur, il serait devenu inconsolable et alcoolique.. Etc.
Même si on est pas aussi philanthrope que ce Georges Bailey, Dans notre vie , même si elle est insipide ou "ratée ", Nous avons tous, un jour, aidé, réconforté, aimé, par tout simplement un sourire, une main tendue ou notre présence devant les aléas de la vie, l'impuissance devant une maladie....
Que nous avons tous un ange gardien, que tout finit par s'arranger, et que l'on peut compter sur la famille, sur les amis, sur les "autres" pour résoudre les problèmes qui surgissent dans nos vies et qui nous mènent au désespoir . Que nos "bonnes actions" sèment un chemin de vie devant nous, et que nous serons "récompensés", même si la voie de la récompense prend d'autres chemins que prévus ..
.Que notre vie n'est pas un hasard sur terre et on doit tous se poser cette question fatidique en même temps difficile :
PS: Dans son autobiographie, le réalisateur écrit : "La Vie est belle" n'était fait ni pour les critiques blasés, ni pour les intellectuels fatigués. C'était mon type de film pour les gens que j'aime. Un film pour ceux qui se sentent las, abattus et découragés. Un film pour les alcooliques, les drogués et les prostituées, pour ceux qui sont derrière les murs d'une prison ou des rideaux de fer. Un film pour leur dire qu'aucun homme n'est un raté".

