"Autrefois synonyme de mort calme et sans souffrances, ce terme est aujourd'hui réservé à la pratique qui consiste à hâter la mort d'un malade incurable, dans le dessein d'abréger ses souffrances.
Il existe deux types différents d'euthanasie :
- l'euthanasie active : c'est le geste d'un tiers qui donne la mort.
- l'euthanasie passive : c'est l'arrêt des traitements qui abrège la vie lorsque le cas est désespéré. Certains disent que c'est un refus d'acharnement thérapeutique.
En France, cette pratique est interdite et relève beaucoup de débats quand de nouveaux cas ont lieu.
Comme par exemple le cas de Rémy, lourdement handicapé, à 23 ans, a mis fin a ses jours après avoir écrit à Nicolas Sarkozy pour lui demander le droit au suicide assisté. (Article complet ICI) http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/08/14/01016-20080814ARTFIG00015-un-nouveau-drame-relance-le-debat-sur-l-euthanasie-.php
Autre cas très médiatique, Chantal Sébire était atteinte d'un esthésioneuroblastome, une tumeur très rare des sinus et de la cloison nasale. Cette tumeur, devenue incurable, entraînait des douleurs atroces et lui avait fait perdre l'odorat, le goût, puis enfin la vue six mois avant sa mort. Refusant le suicide ainsi que les soins palliatifs ,elle demande à la justice ainsi qu'au Président de la République française, Nicolas Sarkozy, « le droit de mourir dans la dignité » car elle souhaite s'éteindre à son domicile, entourée des siens et en toute conscience, par le biais d'un produit létal, comme cela est autorisé en Belgique, aux Pays-Bas ou en Suisse. Elle explique sa démarche dans un entretien à l'AFP le 26 février 2008, en racontant la douleur physique intense que lui cause sa maladie et l'avancée de cette maladie. Son cas ravive le débat sur l'euthanasie en France, où l'euthanasie active est interdite, débat qui sera relayé par les médias en Europe, en Asie et en Amérique. Plusieurs médias français et internationaux s'y intéressent comme la BBC ou Time, mais Chantal Sébire, soucieuse de ne pas voir ses paroles déformées, et son image utilisée, va fermer la porte à la plupart des médias, réservant sa confiance à la journaliste de France 3 dont elle avait apprécié le commentaire lors d'un premier reportage, les 1er et 2 février Chantal Sébire a, par ailleurs, fait des demandes auprès de Nicolas Sarkozy et de la justice pour obtenir « le droit de mourir dignement », et en pleine conscience. Bernard Kouchner, ancien médecin et ancien ministre de la Santé et ministre des Affaires étrangères à ce moment prend position pour le droit de Chantal Sébire de mourir au contraire des positions prises par Rachida Dati, ministre de la Justice, ou de Christine Boutin, ministre du Logement et de la ville. Les propos de Christine Boutin invoquant l'apparence physique de Chantal Sébire seront dénoncés comme « scandaleux » et « mensongers » par Jean-Luc Romero, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité.Sa requête est rejetée le 17 mars 2008 par le tribunal de grande instance de Dijon. Celui-ci applique la loi dite Leonetti, qui ne permet que la pratique d'une euthanasie passive dans certaines conditions. Chantal Sébire est retrouvée morte suite à une ingestion massive de barbituriques, deux jours plus tard, le 19 mars, à son domicile de Plombières-lès-Dijon, en Côte d'Or (le même jour que l'écrivain belge Hugo Claus dont la loi belge avait permis l'euthanasie).Son décès, précédé d'un combat médiatique, a relancé un débat sur la délicate question de l'euthanasie, qui s'est multiplié sur de nombreux sites et forums Internet, en particulier ceux consacrés au livre de Marie de Hennezel, "Peut-on légaliser l'euthanasie ?" .Elle était mère de trois enfants âgés au moment de sa mort, de 29, 27 et 12 ans.
Dans un sondage BVA, 86% des personnes interrogées autoriseraient l'euthanasie lorsqu'une personne atteinte d'une maladie incurable en phase terminale la réclame, 9% s'y opposant et 5% de ne se prononçant pas. Cette enquête a été réalisée pour l'Association pour le droit à mourir dans la dignité du 28 au 29 avril auprès d'un échantillon de 1 012 personnes.
Témoignage d'une personne handicapée par rapport à l'euthanasie ICI : http://www.missa.org/forum/showthread.php?p=1432
Alors, l'euthanasie devrait – elle être autorisée / légalisée en France ? Entraînerait – elle des abus trop importants ? Pratique lâche pour la personne la pratiquant ? A-t-on le droit d'ôter une vie ?
Personnellement, dans des cas extrêmes tels que ceux évoqués précédemment dans l'article, je ne pense pas que l'euthanasie soit la suppression d'une vie, les personnes vivant dans de telles conditions sont déjà mortes en quelque sorte. Et la mort ne devrait pas être une permission à demander.
J'attends vos diverses opinions à ce sujet afin de débattre et des témoignages de votre part pourquoi pas !

